Politique

ESCROQUERIE AU PRÉJUDICE DE BARAKA ÉLECTRONIQUE: Un employé de « soumari.com » détourne des ordinateurs estimés à 23 millions de FCfa

La solution trouvée par A.Diop, employé à « soumari.com », pour venir à bout de ses difficultés financières, a été de faire un surplus de commandes d’ordinateurs, récupérer les appareils, les vendre et encaisser l’argent. Le préjudice a été estimé à 23 millions de FCfa par le fournisseur « baraka  électronique ».

Lorsqu’il faisait la bamboula avec l’argent mal acquis, A.Diop, employé de « soumari.com », avait sans doute le sourire mais devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar où il était jugé pour escroquerie et faux et usage de faux en écritures privées de commerce, le mis en cause a pleuré à chaudes larmes.
Né en 1983, il émettait de faux  bons de commande au nom de l’entreprise qui l’emploie et les faisait parvenir au fournisseur « baraka électronique » qui procédait à la livraison des marchandises. Diop, qui apposait de  faux cachets de la comptabilité, s’arrangeait pour récupérer le surplus d’ordinateurs, les écoulait sur le marché et encaissait l’argent au préjudice de « baraka électronique ».Diop qui a reconnu les faits, a précisé avoir remboursé 5 millions de FCfa. Les faits se sont déroulés courant avril 2023. Il ne peut pas dire le montant exact du préjudice mais il tourne autour de 20 millions de FCfa. Le prévenu a confié avoir vendu à deux personnes, dont C.Dieng, à  100.000 FCfa la pièce.

C.Dieng, né en 1979, poursuivi pour recel a soutenu avoir acheté  chaque ordinateur à 200.000 FCfa et non à 100.000 FCfa. Diop l’a trouvé dans sa boutique,  lui a vendu 5 machines Hp et remis une facture. Il a rendu toutes les machines au niveau de la gendarmerie.

Me Abdy Nar Ndiaye, conseil de « soumari.com », a réclamé le franc symbolique.

Me Youssou Guéye, avocat de « baraka électronique » a déposé l’ensemble des factures qui comportent de faux cachets de la comptabilité et qui font au total 23,460 millions de FCfa. Il a réclamé 25 millions de FCfa.
Les faux bons de commande constituent des manœuvres frauduleuses, a estimé le parquet qui a demandé d’écarter le faux et usage de faux, de retenir l’escroquerie et de condamner Diop à six mois ferme. Quant à Dieng, il a acquis des ordinateurs neufs à vil prix. Contre lui, il a requis six mois assortis du sursis.
Leur client Dieng tient un commerce à Colobane depuis 20 ans et n’a jamais eu maille à partir avec la justice. C’est révélateur de sa bonne foi, ont noté Mes Bachir Lo et Baba Diop.  Dieng ne pouvait pas se douter que les bons de commande étaient faux. Diop lui a remis une décharge et la photocopie de sa carte nationale d’identité. Il a acquis à 200.000 FCfa et s’est retrouvé victime parce qu’en fin de compte, il a perdu 1 million de FCfa et sa liberté. Diop ayant reconnu les faits, Me Ibrahima Mbengue, a plaidé coupable. « Je dresse le tapis rouge, me courbe et sollicite la  clémence. Mon client a fauté, reconnu l’avoir fait et demandé pardon. Nous sollicitons une application bienveillante de la loi pénale », a plaidé le conseil.
Alors que C.Dieng a été relaxé, A.Diop a été condamné à deux ans dont six mois ferme.
Le franc symbolique et 20 millions de FCfa ont respectivement été alloués à « soumari.com » et « baraka électronique »

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