Dans la nuit du 9 au 10 août, la junte militaire a annoncé la formation d’un gouvernement, composé de 21 ministres, dont deux (2) militaires désignés aux postes de ministres de la Défense et de l’Intérieur. Cette décision intervient alors que la CEDEAO doit se réunir ce jeudi à Abuja, au Nigeria, pour discuter de la situation au Niger et envisager de nouvelles sanctions contre les auteurs du coup d’État.
🔴 #Urgent #Niger :
Le CNSP constitue un cabinet ministériel de 21 membresLe nouveau Premier ministre nigérien et le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ont dévoilé la composition d'un gouvernement intégrant 21 membres. Ce cabinet reflète une fusion habile… pic.twitter.com/xp57I9SLFd
— Tchad One (@TchadOne) August 10, 2023
Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, s’est dit préoccupé par les conditions de détention du président Bazoum et de sa famille, qui sont privés d’eau, d’électricité et de nourriture fraîche depuis plusieurs jours. “Le secrétaire général (…) appelle une nouvelle fois à la libération immédiate et sans condition (de Mohamed Bazoum) et à son rétablissement dans ses fonctions de chef de l’Etat”, a déclaré son porte-parole.
Le sommet des dirigeants de la CEDEAO à Abuja pourrait décider de mesures plus fermes face au coup d’État au Niger, qui s’ajoute à ceux survenus au Mali, au Burkina Faso et en Guinée ces trois dernières années. Le Bloc ouest africain n’exclut pas une intervention militaire, même s’il dit vouloir épuiser toutes les voies diplomatiques.


